Le régime de protection sociale grec couvre les salariés et les travailleurs indépendants contre les risques maladie-maternité, invalidité, vieillesse, décès (prestations de survivants) et chômage. Il n'existe pas de branche spécifique pour les accidents du travail et les maladies professionnelles ; ces risques sont couverts dans le cadre des assurances maladie et pensions.
Le régime de protection sociale est organisé selon un modèle contributif lié à l'activité professionnelle, et avec un niveau non contributif fondé sur la résidence avec des conditions de ressources (frais de santé, charges de famille, aide sociale). Le système est unifié depuis 2017 : les salariés et les travailleurs indépendants relèvent de la même structure institutionnelle. Cependant, certaines modalités d'affiliation, de cotisation et certains droits peuvent varier selon le statut professionnel. Le niveau de prise en charge des indépendants est plus directement lié à leur choix de cotisations. De plus certaines catégories d'indépendants cotisent à un régime professionnel spécifique (avocats, médecins, etc.).
Le principal organisme d'assurance est le Fonds national électronique pour la sécurité sociale, l'e-EFKA (Ηλεκτρονικός Εθνικός Φορέας Κοινωνικής Ασφάλισης), placé sous la tutelle du Ministère du travail et de la sécurité sociale (Υπουργείο Εργασίας και Κοινωνικής Ασφάλισης). Il est compétent en matière de prestations en espèces (maladie, maternité) et gère l'assurance, les droits et le versement des pensions vieillesse, invalidité et de survivants. Il assure également l'administration financière du système et gère le recouvrement des cotisations.
L'organisme national pour la prestation de services de santé, l'EOPYY (Ενιαίος Οργανισμός Παροχών Υπηρεσιών Υγείας) s'occupe de la gestion des soins de santé, sous la tutelle du Ministère de la santé (Υπουργείο Υγείας).
Le Service public pour l'emploi, le DYPA (Δημόσια Υπηρεσία Απασχόλησης) gère l'assurance chômage.
Les prestations sociales non contributives, comme les allocations familiales ou les prestations d'aide sociale, sont versées par l'organisme national des prestations sociales et de la solidarité sociale, l'OPEKA (Οργανισμός Προνοιακών Επιδομάτων και Κοινωνικής Αλληλεγγύης).
Le régime général grec de sécurité sociale est financé par les cotisations des employeurs, des assurés et par l'État.
Les cotisations sociales financent l'ensemble des branches de sécurité sociale (maladie, maternité, vieillesse, invalidité, survivants, chômage), à l'exception des prestations familiales, et l'aide sociale. Il n'existe pas de cotisation spécifique accidents du travail-maladies professionnelles (risques couverts dans le cadre des assurances maladie et pensions).
Pour pouvoir bénéficier d'une prise en charge de ses frais de santé par l'assurance maladie, il faut d'abord obtenir un numéro de sécurité sociale "AMKA" (Αριθμός Μητρώου Κοινωνικής Ασφάλισης). La demande peut être réalisée dans dans tous les bureaux du KEP (Κέντρο Εξυπηρέτησης Πολιτών) qui est un centre de service aux citoyens présent dans toutes les villes, ou auprès de l'e-EFKA. Le salarié est affilié automatiquement au régime de sécurité sociale dès son embauche par son employeur.
Sont obligatoirements assurés à l'assurance maladie :
Peuvent aussi être affiliés en tant qu'ayants droit :
Il est également possible de s'assurer volontairement.
Les assurés doivent justifier d'au moins 50 jours de cotisations* (60 pour les travailleurs indépendants) au cours de l'année qui précède la maladie.
*Une journée de travail correspond à une journée d'assurance.
Pour bénéficier d'un remboursement, l'assuré doit choisir son médecin parmi les salariés du Réseau national de soins de santé primaires (PEDY – Πρωτοβάθμιο Εθνικό Δίκτυο Υγείας) ou avec un médecin conventionné avec l'Organisation nationale pour le service de soins de santé (EOPYY – Ενιαίος Οργανισμός Παροχών Υπηρεσιών Υγείας).
L'accès aux médecins spécialistes conventionnés est généralement possible directement.
Aucun remboursement par l'EOPYY n'est possible pour les consultations de médecins privés non conventionnés, mais certaines assurances complémentaires peuvent le prévoir.
Les consultations chez les médecins conventionnés sont intégralement prises en charge. Toutefois, une participation de 15 % s'applique pour les examens paracliniques, avec des exonérations possibles pour certains assurés, notamment les personnes en situation de handicap, les femmes enceintes ou les patients atteints de certaines pathologies spécifiques.
à noter pour les médecins conventionnés
Les médecins sous contrat avec l'EOPYY ne peuvent effectuer que 200 consultations remboursés par mois. Les assurés doivent donc consulter un médecin qui n'a pas atteint son plafond ou régler la consultation eux-mêmes.
Dans le cadre du PEDY, les soins dentaires préventifs et curatifs essentiels sont pris en charge pour les enfants jusqu'à 14 ans et, en grande partie pour les adolescents jusqu'à 18 ans.
Pour les adultes, la couverture est très limitée et concerne principalement les situations d'urgences médicale. Toute prestation doit être prescrite par un médecin généraliste pour pouvoir bénéficier d'un remboursement.
En général, la participation de l'assuré sur les médicaments s'élève à 25 %. Elle est abaissée à 10 % pour les traitements de certaines affections spécifiques (par exemple Parkinson ou tuberculose).
Dans certains cas prévus par la législation, l'assuré est exonéré de toute participation financière :
Sauf en cas d'urgence, l'hospitalisation nécessite l'avis médical du médecin traitant. La participation de l'assuré varie selon le type d'établissement :
*Forfait Hospitalier Unifié : Chaque assuré est classé dans un groupe selon les dépenses prévisibles en fonction de son affection. L'assurance maladie verse ensuite à l'hôpital un forfait fixe correspondant à ce groupe, couvrant l'ensemble des soins liés à l'hospitalisation, quelle que soit la durée réelle du séjour.
Lien utile
Pour en savoir plus sur le remboursement des frais de santé par l'EOPYY.
Cette partie ne s'applique que pour les salariés. Les travailleurs indépendants sont couverts par des régimes spécifiques selon leur profession (artisans, avocats, ingénieurs, médecins, agriculteurs, etc.). Ils doivent être assurés et à jour de leurs cotisations le jour de la survenance de la maladie. Le montant, la durée et les conditions d'indemnisation dépendent du régime d'assurance correspondant et sont calculés en fonction des revenus antérieurs.
Un projet de loi est attendu en 2026 pour unifier et étendre l'accès aux indemnités journalières à tous les travailleurs indépendants.
Le salarié qui se trouve temporairement incapable d'exercer son activité professionnelle en raison d'une maladie ou d'un accident peut bénéficier d'un maintien partiel de son salaire par son employeur, ainsi que d'indemnités journalières versées par l'e-EFKA pendant la durée de son arrêt de travail.
L'incapacité de travail doit être constatée par un médecin dès le premier jour d'arrêt. L'arrêt de travail doit ensuite être transmis à l'employeur et à l'e-EFKA dans un délai de deux jours. Au-delà du 16ᵉ jour d'arrêt (ou du 31ᵉ jour en cas d'hospitalisation dans un établissement public), l'incapacité de travail peut être attestée uniquement par un avis du comité médical de l'e-EFKA.
Si le salarié a travaillé au moins 10 jours dans l'entreprise avant son incapacité, l'employeur est tenu de lui verser 50 % de son salaire journalier brut habituel. La durée du maintien partiel dépend de l'ancienneté :
Texte de référence :
À partir du 4ᵉ jour d'arrêt de travail pour une même maladie, l'employeur déduit du salaire les indemnités journalières éventuellement versées par l'e-EFKA.
Les indemnités journalières sont versées à partir du 4ᵉ jour d'arrêt. Leur durée dépend du nombre de jours de cotisation de l'assuré :
*100 jours pour les salariés de la construction.
*Exception pour les jeunes travailleurs : l'assuré de 21 ans ou moins peut bénéficier de 720 jours d'indemnités journalières s'il justifie de 300 jours de travail cotisés avant la survenance de la maladie.
Du 4e au 15e jour d'arrêt de travail1, le montant des indemnités journalières maladie correspond à 50 % du "salaire journalier brut présumé" (τεκμαρτός ημερομίσθιος) selon la classe d'assurance de l'assuré2. Ce montant est majoré de 10 % pour chaque personne à charge de l'assuré.
1. Le délai de carence de trois jours s'applique uniquement au premier arrêt maladie supérieur à trois jours.
2. Pour le calcul des prestations en espèces octroyé par e-EFKA, les personnes assurées sont classées dans des catégories de cotisation : la classe d'assurance dépend de la moyenne des rémunérations des 30 derniers jours de travail de l'année civile précédant l'incapacité. Cf les montants 2025 des catégories de cotisation et du salaire journalier présumé correspondant.
A partir du 16e jour d'arrêt, l'e-EFKA verse le montant intégral de la base de calcul mais cette base est plafonnée à 70 % du salaire journalier brut présumé correspondant à la 8ᵉ classe d'assurance soit 23,40 € par jour.
La demande d'indemnité maladie est à effectuer en ligne sur le site de l'e-EFKA. Les indemnités sont versées tous les 15 jours.
À noter
Les indemnités de maladie sont imposables.
Les médicaments sont fournis gratuitement pendant la grossesse et l'accouchement pour les femmes assurées auprès de l'e-EFKA.
Les examens et l'hospitalisation liés à la grossesse sont gratuits à condition qu'ils soient effectués dans des hôpitaux ou des laboratoires publics*. Seuls les dépistages prénataux restent gratuits même s'ils sont effectués dans des laboratoires privés.
*Pour les cliniques ou laboratoires privés conventionnés avec l'EOPYY, la prise en charge est partielle : la participation s'élève à 15 % pour les examens et 30 % pour l'hospitalisation.
Une allocation de naissance (ΒΟΉΘΗΜΑ ΤΟΚΕΤΟΎ) est versée par e-EFKA pour les femmes (salariées et indépendantes) qui décident d'accoucher à domicile. La mère doit justifier de 50 jours de travail cotisés au cours des 12 mois précédant la naissance. L'allocation est également versée si seul le père remplit ces conditions.
Le montant de l'allocation est forfaitaire : 1 059,40 € pour la naissance d'un enfant, 1 589,10 € pour des jumeaux, et 2 118,80 € pour des triplés (montants 2025). La demande d'allocation doit être déposée dans les 12 mois suivant la naissance.
Le droit au congé maternité défini ci-dessous s'applique aux mères salariées. Il est plus restreint pour les travailleuses indépendantes.
Elles peuvent uniquement percevoir une allocation maternité pendant 4 mois, d'un montant de 150 €, ainsi qu'une réduction de 50 % du montant de leurs cotisations sociales pendant l'année qui suit la naissance de l'enfant. Contrairement aux mères salariées, elles n'ont pas d'obligation de cesser leur activité professionnelle pour percevoir l'allocation de maternité. Elles peuvent également percevoir la prestation spéciale de maternité au même titre que les salariées.
La demande d'octroi des allocations de maternité doit être introduite dans un délai maximal de 8 mois à compter de la date de l'accouchement. Elles doivent être à jour du règlement de leurs cotisations au moment de la demande.
Le droit à un congé maternité pour les mères salariées est accordé sur présentation à l'employeur d'un certificat médical indiquant la date présumée de l'accouchement, au minimum un mois avant le début du congé.
Texte de référence :
Protection contre le licenciement
La salariée enceinte ne peut être licenciée pendant sa grossesse ainsi que pendant les 18 mois suivant la fin du congé maternité.
La durée totale du congé est de 17 semaines :
1. Si la naissance a lieu après la date de terme prévue, le congé prénatal est prolongé d'autant, sans réduire la période postnatale. En cas de naissance prématurée, les jours restants du congé prénatal sont reportés après l'accouchement.
2. Les mères adoptives d'un enfant de moins de 8 ans bénéficient du congé postnatal à la date d'arrivée de l'enfant, ainsi que des allocations maternité correspondantes.
Congés liés à la grossesse
Les salariées bénéficient d'autorisations d'absence en cas d'examens prénataux durant les heures de travail.
Les salariées ayant recours à des méthodes de procréation médicalement assistée ont droit à 7 jours de congé rémunéré sur présentation d'une attestation médicale.
Les indemnités journalières de maternité sont versées par l'e-EFKA pendant les 17 semaines de congé maternité. La salariée doit justifier de 200 jours de travail cotisés au cours des 2 années précédant la date présumée de l'accouchement.
Le montant des indemnités est calculé selon les mêmes règles que les indemnités journalières maladie et ne peut être inférieur aux 2/3 du salaire net.
La salariée en congé maternité bénéficie également du maintien du salaire par l'employeur :
*la salariée doit avoir effectué au moins 10 jours de travail chez l'employeur avant le début du congé de maternité
L'employeur peut déduire du salaire le montant des indemnités journalières maternité versées par l'e-EFKA pendant la période correspondante.
A la suite du maintien du salaire par l'employeur, la salariée peut demander l'allocation complémentaire de maternité au DYPA afin d'obtenir un revenu de remplacement correspondant à son salaire habituel. Cette allocation correspond à la différence entre le salaire journalier brut et l'indemnité journalière maternité versée par l'e-EFKA. Elle doit être demandée dans les trois mois suivant le versement de l'indemnité maternité de l'e-EFKA.
A la suite du congé maternité, les mères salariées ou indépendantes peuvent également bénéficier d'un congé supplémentaire rémunéré : le congé spécial de protection de la maternité (ΕΙΔΙΚΗ ΠΑΡΟΧΗ ΠΡΟΣΤΑΣΙΑΣ ΜΗΤΡΟΤΗΤΑΣ). Il est facultatif et peut durer au maximum 9 mois.
Pendant ce congé spécial, le DYPA verse à la mère une prestation mensuelle accordée indépendamment du revenu réel : le montant de la prestation est égal au salaire minimum légal en vigueur (soit 880 € en 2025), ainsi que, pour les salariées, une proportion des primes de Noël, de Pâques et de congés payés*, calculée sur ce même montant.
*Primes annuelles prévues spécifiquement par la loi, calculées selon la rémunération et les jours de travail effectif des salariés, et qui reviennent à un montant équivalent à un 13e et 14e mois de salaire pour les salariés à temps complet.
La salariée doit pouvoir retrouver son poste avec des conditions de travail équivalentes, et le congé est pris en compte dans le calcul des droits liés à l'ancienneté.
La mère peut transférer jusqu'à 7 mois du congé spécial au père, que celui-ci soit salarié ou travailleur indépendant.
La période de 9 mois du congé spécial ne peut pas être déduite du congé parental.
Procédure de demande
La demande d'octroi d'une indemnité journalière de maternité et d'une allocation complémentaire s'effectue par voie électronique :
La demande prestation spéciale de maternité se fait également en ligne, sur le site du DYPA, dans les 60 jours suivant la fin de la perception de l'allocation de maternité. En cas de transfert d'une partie de congé au père, ce dernier doit également faire une demande en ligne.
à noter
Les allocations de maternité ne sont pas imposables et sont assimilées à du temps de travail effectif pour la détermination du droit aux prestations de retraite.
Les travailleurs indépendants ne peuvent pas bénéficier du congé paternité.
Tout père salarié, quelle que soit son ancienneté, a droit à 14 jours ouvrables de congé de paternité (ΑΔΕΙΑ ΠΑΤΡΟΤΗΤΑΣ). Ce congé est également ouvert aux pères adoptifs durant le premier mois d'intégration de l'enfant dans la famille, si celui-ci est âgé de moins de 8 ans.
Texte de référence :
2 des 14 jours de congés peuvent être pris avant la date prévue de l'accouchement.
En cas d'hospitalisation du nouveau-né après l'accouchement, le congé peut être partiellement ou totalement reporté immédiatement après la fin de l'hospitalisation de l'enfant.
Chaque parent salarié dispose d'un droit individuel et non transférable à un congé parental de 4 mois. Le congé peut être pris de façon continu ou fractionné avant que l'enfant n'atteigne huit ans, à condition d'avoir travaillé au moins un an pour le même employeur.
Les deux premiers mois sont indemnisés par le DYPA selon les mêmes modalités que la prestation spéciale de protection de la maternité.
En cas de naissance multiple, ou pour les parents isolés, le congé et l'indemnité parentale sont doublés (8 mois de congé dont 4 payés par le DYPA).
La demande doit être adressée à l'employeur et au DYPA au moins un mois avant le début du congé.
Ce congé parental peut être accordé sous forme de réduction d'horaire de travail d'une heure par jour, pour une durée de 30 mois à compter de la fin :
Pendant toute la période de congé, les parents perçoivent l'intégralité de leur salaire de la part de leur employeur.
La réduction d'horaire peut être accordée avec des modalités aménageables, convenues entre employeur et salarié (exemple : transformation de la réduction d'horaire en jours complets de congé répartis sur la semaine).
Le congé est attribué automatiquement à la mère, mais il peut être pris alternativement entre les parents ; ils doivent transmettre une déclaration conjointe à leurs employeurs, précisant les périodes respectives d'utilisation du congé pour chaque parent. La mère non salariée peut transférer l'intégralité du droit au père salarié.
enfant malade
Les parents peuvent bénéficier d'un congé non rémunéré pour s'occuper d'un enfant malade de moins de 16 ans : 6 jours par an pour 1 enfant à charge, 8 jours pour 2 enfants, et 14 jours pour 3 enfants ou plus, à charge.
Ce congé peut également être utilisé pour s'occuper d'un conjoint malade ou handicapé nécessitant assistance.
Il n'existe pas d'assurance spécifique accidents du travail-maladies professionnelles. Ces risques sont couverts dans le cadre de l'assurance maladie (incapacité temporaire), tandis que l'invalidité (incapacité permanente) et le décès (survivants) sont pris en charge selon les dispositions de l'assurance pension.
Un accident du travail désigne tout dommage survenu du fait ou au cours de l'emploi, ainsi que lors du trajet domicile-lieu de travail. Le travail à domicile n'est pas couvert.
Une maladie professionnelle correspond à une pathologie causée par l'exercice des fonctions professionnelles. Les maladies professionnelles et les facteurs de risque auxquels le travailleur a été exposé font l'objet d'une liste officielle, publiée par décret du ministère du Travail et de la Sécurité sociale et élaborée par l'e-EFKA en coopération avec les Centres pour la certification de l'incapacité (KEPA).
L'accident du travail doit être déclaré par la victime ou par une personne autorisée à cet effet (médecin, employeur, etc.) auprès de l'agence locale de l'e-EFKA dans un délai de cinq jours ouvrables à partir du lendemain de l'accident.
La maladie professionnelle doit être déclarée à l'e-EFKA le lendemain de la date de sa constatation.
Lorsque l'accident/maladie professionnelle a entrainé une invalidité absolue ou un décès, le délai de déclaration est prorogé à respectivement un an et 2 ans.
La demande de reconnaissance d'un accident du travail/maladie professionnelle est évaluée par les médecins des Centres KEPA.
Les travailleurs victimes d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle bénéficient d'une prise en charge spécifique par rapport aux affections d'origine non professionnelle :
Pour les travailleurs indépendants (ancienne caisse OAEE pour artisans), une allocation mensuelle est versée pendant quatre mois en cas d'accident du travail. Le montant de l'allocation correspond à trois fois les cotisations mensuelles versées par l'assuré au moment de l'accident.
L'assurance vieillesse est obligatoire pour les salariés et les travailleurs indépendants. Les règles sont communes, mais les modalités de cotisation diffèrent selon le statut professionnel. Le système a été unifié en 2017 et est géré par l'organisme e-EFKA.
Retraite complémentaire
Depuis 2022 (loi n° 4826 du 7 septembre 2021), un régime de retraite complémentaire obligatoire a été créé pour les nouveaux entrants sur le marché du travail, le TEKA (ΑΜΕΙΟ ΕΠΙΚΟΥΡΙΚΗΣ ΚΕΦΑΛΑΙΟΠΟΙΗΤΙΚΗΣ ΑΣΦΑΛΙΣΗΣ). Il fonctionne sur un système de comptes individuels à cotisations définies. C'est-à-dire que les droits sont strictement proportionnels au total des cotisations versées, partagées entre employeur et salarié, et augmenté des rendements générés par leur placement.
Il existe également des fonds professionnels obligatoires avec des prestations supplémentaires réservées à des professions spécifiques,
Pour bénéficier d'une pension de vieillesse en Grèce il faut :
avoir atteint l'âge légal de 67 ans*,
justifier d'au moins 15 années d'assurance à l'assurance retraite (soit 4 500 jours de travail).
*L'âge légal de la retraite peut être révisé tous les trois ans en fonction de l'évolution de l'espérance de vie.
Des cas particuliers permettent de partir à la retraite avant 67 ans.
Les métiers pénibles sont listés dans la décision ministérielle nº 2778. Cette décision énonce les lieux de travail dans lesquels des postes particuliers relèvent du régime des métiers pénibles et insalubres ; par exemple : l'exploitation minière, les travaux publics, sidérurgie, industrie chimique, aides-soignants, éboueurs, travailleurs exposés à des substances toxiques ou à des températures extrêmes. Un métier qui n'est pas listé dans cette décision, même pénible en pratique, n'ouvre pas droit à la pension de retraite anticipée.
Certaines périodes non travaillées peuvent être assimilées à des périodes d'assurance, et sont ainsi prises en compte dans le calcul de la durée d'assurance nécessaire à l'ouverture du droit à la pension de vieillesse. Les périodes :
Le montant de la pension de retraite est la somme de deux composantes : la pension nationale et la pension contributive. Il dépend des revenus professionnels tout au long de la carrière, de la durée d'assurance, et de la durée de résidence en Grèce.
Cette partie de la pension est non contributive : il s'agit d'un montant forfaitaire, intégralement financé par l'État, et qui vise à garantir un revenu minimum aux retraités.
La pension nationale est accordée à toutes les catégories de pension (vieillesse, invalidité et décès). Si le bénéficiaire a droit à plusieurs pensions, seule une pension nationale est versée. C'est le montant le plus élevé qui sera versé.
Elle est indépendante des revenus professionnels mais le retraité doit justifier d'au moins 15 années de résidence légale et permanente en Grèce et d'au moins 15 années d'assurance.
Pour percevoir le montant maximal, soit 446,86 € par mois en 2026, il faut 40 années de résidence et au moins 20 ans de cotisations. Dans le cas contraire, le montant est réduit proportionnellement :
Le montant sera également réduit si l'assuré part à la retraite de façon anticipée : 6 % pour chaque année manquante jusqu'à l'âge taux plein, avec un plafond de 30 % de réduction.
La pension contributive dépend des revenus soumis à cotisation au cours de la carrière professionnelle, des années d'assurance accomplies, et du coefficient de remplacement. Contrairement à la pension nationale, la pension contributive n'est pas pénalisée par une retraite anticipée. Les règles de calcul s'appliquent sans réduction particulière.
Le calcul dépend de deux éléments : le salaire annuel moyen et le coefficient de remplacement.
Formule de calcul de la pension contributive = salaire annuel moyen × somme des taux annuels de remplacement correspondant à la durée totale d'assurance
Le calcul de la pension contributive est basé sur la moyenne des salaires cotisés depuis le 1er janvier 2002, jusqu'au jour auquel l'assuré sollicite la pension.
Pour déterminer ce salaire moyen, on additionne tous les salaires mensuels au cours de cette période, plafonnés à 7 572,62 € par mois, et on divise cette somme par la durée totale d'assurance (converti en mois) de l'assuré. Les salaires sont revalorisés pour chaque année civile selon l'indice annuel moyen des prix à la consommation*.
*A partir de 2026, ils seront revalorisés selon l'évolution des salaires moyens. Ces 2 indices sont déterminés par l'Office hellénique de la statistique (ELSTAT).
Travailleurs indépendants
Pour les indépendants, le salaire annuel moyen est déterminé selon la classe de cotisation choisie. Pour avoir le revenu par année civile, on multiplie les cotisations versées dans l'année par 5.
Les taux de remplacement s'appliquent de la même manière que pour les salariés.
Chaque année d'assurance est associée à un coefficient de remplacement. Ce taux est progressif : de 0,77 % pour les 15 premières années jusqu'à 2,55 % pour 40 années d'affiliation, avec une majoration de 0,50 % pour chaque année supplémentaire. Plus la durée de cotisation est longue, plus le taux est élevé ; l'objectif de ce coefficient est d'inciter à rester plus longtemps en activité.
Ce coefficient est défini par la loi (Article 24 de la loi n° 4670/2020). Les coefficients annuels vont être additionnés pour correspondre à la totalité de la durée d'assurance.
Ainsi, pour la durée minimale de 15 années d'assurance, la somme des taux de remplacement appliquée sera de 11,55 %, et pour la durée maximale de 40 années d'assurance, elle sera de 50 %.
La somme des coefficients annuels de remplacement sera ensuite multipliée par le salaire annuel moyen déterminé.
Exemple
Un salarié avec 36 années d'assurance (soit 432 mois) et un salaire annuel constant de 18 000 € de 2002 à 2024 (soit 22 ans).
Salaire annuel moyen = 18 000 x 22 = 396 000 € . Ce chiffre sera ensuite revalorisé par l'indice annuel moyen des prix à la consommation, puis divisé par la période d'assurance en mois : 396 000 ÷ 432 mois = 916,67 €
Taux de remplacement pour 36 ans : 39,81 %
Pension contributive mensuelle = 916,67 x 39,81 % = 365,08 €
Le montant de la pension totale (nationale + contributive) ne peut pas dépasser 12 fois le montant maximum de la pension nationale, soit 5 236,80 € par mois.
La pension de retraite est entièrement cumulable avec des revenus professionnels. Cependant, une cotisation spéciale sera prélevée (10 % de la pension pour les salariés). Le retraité doit déclarer son activité professionnelle auprès de l'e-EFKA avant de reprendre une activité.
Tous les salariés et indépendants sont obligatoirement couverts par l'assurance invalidité, bien que certaines règles soient encore en cours d'harmonisation pour les indépendants.
Le demandeur doit :
être affilié au e-EFKA (salarié, travailleur indépendant ou agriculteur) ;
justifier d'un taux d'incapacité d'au moins 50 % ;
avoir accompli une durée minimale de cotisation, variable selon l'âge, soit avoir travaillé :
La certification de l'invalidité est réalisée exclusivement par une commission médicale du ΚΕPA (Κέντρο Πιστοποίησης Αναπηρίας). Il existe 3 catégories d'invalidité, définies selon la capacité de gain par rapport à la catégorie professionnelle antérieure :
Le montant de la pension dépend du taux d'incapacité, des années de cotisation et des revenus. De même que la pension de vieillesse, la pension d'invalidité est composée d'une pension nationale et d'une pension contributive. Elle est également versée chaque mois.
À noter
Contrairement à la pension de vieillesse nationale, la pension d'invalidité nationale ne prend pas en considération les années de résidence en Grèce mais uniquement les années d'assurance.
A la différence de la pension de retraite, le taux d'incapacité peut affecter le montant de la pension nationale.
Le montant maximum de la pension nationale est versé intégralement lorsque l'invalidité est grave c'est-à-dire que le taux d'incapacité est d'au moins 80 %. Pour les taux inférieurs, il est réduit à :
Ce montant est également réduit de 2% par chaque année d'assurance manquante sous le seuil de 20 ans d'affiliation.
La partie contributive de la pension d'invalidité est calculée selon les mêmes règles que pour la pension de vieillesse, en prenant en compte les revenus cotisés* depuis 2002 jusqu'au jour de demande de la pension, divisée par la période (en mois) d'assurance totale de l'assuré.
*Le plafond mensuel de revenu pris en compte pour le calcul est également de 7 572,62 €.
La pension d'invalidité peut être accordée temporairement, avec réévaluation périodique par le ΚΕPA, ou définitivement si l'invalidité est jugée irréversible.
Elle ne se transforme pas automatiquement en pension de vieillesse ; une demande spécifique est nécessaire, et les conditions pour ouvrir droit à la pension de retraite doivent être remplies.
Le cumul avec un revenu professionnel est possible sans réduction des montants des pensions.
À noter
Il existe un montant minimum à la pension d'invalidité uniquement si elle est versée suite à un accident du travail ou à une maladie professionnelle.
Des prestations supplémentaires sont prévues pour les situations d'invalidité sévère.
Cette allocation est destinée aux assurés qui, selon l'avis de la commission médicale du KEPA, nécessite une assistance permanente d'un tiers.
Le montant varie selon la date de première affiliation à l'assurance maladie :
pour les assurés affiliés avant le 1er janvier 1993 : le montant mensuel correspond à 50% de la pension versée et ne peut pas dépasser 20 fois le montant du salaire brut d'un ouvrier non qualifié ;
pour les assurés affiliés après 1993 : montant forfaitaire mensuel fixé par la loi qui s'élève à 196,99 € en 2025.
Cette prestation mensuelle est versée par le e-EFKA aux assurés invalides présentant des handicaps très lourds (notamment amputations, paraplégie avec un taux d'invalidité de 67 %). Elle vise à compenser les besoins accrus liés au handicap (soins, accompagnement).
Les pathologies et affections qui donnent droit à l'allocation sont fixées dans la loi mais les médecins experts de l'e-EFKA peuvent l'accorder pour d'autres pathologies qui entraînent le même type de handicap.
Les personnes qui sont prises en charge dans des établissements spécialisés ne peuvent pas bénéficier de cette allocation.
Conditions d'assurance : il faut avoir cotisé 350 jours de travail au cours des 4 années précédant l'apparition de l'affection, dont au moins 50 jours dans les 5 mois précédant la demande, ou 1 000 jours d'assurance.
Le montant mensuel est fixé à 846 €, et comprend les primes annuelles légales : prime de Noël = 100% de la prestation mensuelle ; prime de Pâques et de vacances d'été = 50%.
Elle n'est pas cumulable avec la prestation pour invalidité totale. Le montant le plus avantageux sera versé.
En cas de décès d'un assuré ou d'un pensionné, ses enfants, son conjoint ou ex-conjoint peuvent bénéficier d'une pension de réversion sous certaines conditions
Texte de référence :
Le défunt devait avoir effectué 4 500 jours de travail soumis à cotisations, ou au moins 1 500 jours dont 300 au cours des 5 années précédant son décès.
Les conditions sont identiques pour les hommes et les femmes.
Il n'y a plus de condition d'âge, mais le mariage (ou partenariat enregistré) devait avoir duré au moins trois ans à la date du décès. Cette condition n'est pas requise si :
La pension est supprimée en cas de remariage ou de nouveau partenariat civil.
L'ancien conjoint peut prétendre à une pension de survivant si toutes les conditions suivantes sont remplies :
Les enfants doivent être âgés de moins de 24 ans pour bénéficier de la pension de survivant. En cas d'incapacité de travailler due à une invalidité survenue avant 24 ans, la pension continue d'être versée tant que l'incapacité persiste. L'enfant ne doit pas être marié.
La pension de survivant correspond à un pourcentage du montant de la pension de vieillesse que le défunt percevait ou aurait pu percevoir :
1. Si le mariage a eu lieu alors que le défunt percevait une pension de vieillesse, la pension du conjoint survivant est réduite de 1% à 5% en fonction de la différence d'âge entre la personne décédée et le conjoint survivant.
2. S'il y a plusieurs ex-conjoints survivants, cette part est répartie équitablement entre eux.
3. Si l'enfant est orphelin de 2 parents, il perçoit 50 % de chaque pension + une majoration en cas d'invalidité permanente d'au moins 67 % survenue avant 24 ans.
En présence d'un conjoint survivant et d'un ex-conjoint, la répartition de la pension dépend de la durée du mariage avec l'ex-conjoint :
à noter pour la pension du conjoint survivant
Si le défunt a été assuré au régime grec moins de 20 ans, la pension du conjoint survivant est réduite de 1,25 % par année d'assurance manquante, dans la limite de 5 ans. Si la durée d'assurance du défunt est inférieure à 15 ans, une pension minimale de 409,13 € est versée.
La pension de réversion est cumulable avec des revenus professionnels et avec une pension de vieillesse ou d'invalidité pendant trois ans. Au-delà, la pension du conjoint survivant est réduite de moitié.
Le total des pensions de survivants ne peut excéder le montant de la pension que percevait le défunt. Le cas échéant, les pensions d'orphelin sont réduites proportionnellement.
La pension est due dès le mois suivant le décès et doit être demandée en ligne dans l'année qui suit le décès. Les pensions sont versées mensuellement et sont imposables.
La personne ayant supporté le coût afférent aux funérailles d'un assuré a droit au versement d'une allocation de décès correspondant à 842,96 € en 2025.
Si le défunt était titulaire d'une pension, il doit avoir cotisé 100 jours au cours de l'année précédant son décès pour que l'allocation soit octroyée.
L'assurance chômage présentée ici vise uniquement les travailleurs salariés. il n'existe pas d'assurance chômage obligatoire généralisée pour les indépendants. Il existe un régime spécifique pour certaines catégories d'indépendants (journalistes, avocats, médecins, etc.). Il n'existe pas de possibilité d'assurance volontaire.
Pour pouvoir bénéficier des allocations journalières de l'assurance chômage, le demandeur doit remplir les conditions suivantes :
*Les personnes qui sollicitent la prestation pour la 1ère fois doivent en outre avoir travaillé au moins 80 jours par an au cours des 2 dernières années.
Le montant des allocations chômage varie en fonction des revenus. Les allocations sont calculées sur les revenus moyens des six derniers mois.
| Revenus mensuels bruts de l'assuré | Montant de l'allocation chômage mensuelle |
|---|---|
| Jusqu'à 235,80 € | 270,25 € |
| De 235,81 € à 471,60 € | 405,50 € |
| Plus de 471,61 € | 540,50 € |
Le montant de l'indemnité chômage est majoré de 10 % pour chaque personne à la charge du bénéficiaire.
Les primes annuelles prévues par la loi sont également versées :
Limite maximale : 400 jours d'allocations chômage par période de 4 ans.
La durée maximale d'indemnisation est de 400 jours sur une période de 4 ans. La durée dépend du nombre de jours de travail cotisés avant l'inscription comme demandeur d'emploi. Les indemnités sont versées après un délai de carence de 6 jours.
| Jours de travail cotisés** | Mois d'indemnisation |
|---|---|
| 125 - 149 jours | 5 mois |
| 150 - 179 jours | 6 mois |
| 180 - 219 jours | 8 mois |
| 220 - 249 jours | 10 mois |
| 250 jours* | 12 mois** |
| * 210 jours si l'assuré a plus de 49 ans. ** Un assuré ayant effectué 4 050 jours de travail cotisés au cours de sa carrière professionnelle, dont au moins 125 jours au cours des 14 mois précédant la perte de son emploi, bénéficie automatiquement de 12 mois d'indemnisation . |
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Pour percevoir l'allocation de chômage, le demandeur doit s'inscrire en ligne ou auprès de l'agence locale du DYPA. La demande doit être introduite dans les 60 jours suivant la cessation d'activité.
Les allocations de chômage sont imposables si le revenu individuel annuel dépasse 10 000 €.
Les demandeurs d'emploi âgés de 20 à 66 ans, ayant perçu des indemnités chômage pendant 12 mois et restant sans emploi, peuvent bénéficier d'une allocation de 200 € par mois, versable au maximum pendant 12 mois. Les revenus familiaux nets ne doivent pas dépasser 10 000 € par an, augmentés de 586,08 € par enfant mineur à charge.
Cette allocation concerne les travailleurs dont l'activité est saisonnière (construction, tourisme, restauration, professions artistiques). Conditions :
Le montant est forfaitaire et équivalent à 687,75 € en 2025. L'allocation est versée en une seule fois, au mois de novembre.
Le nombre de jours requis et le montant de l'allocation diffèrent pour les travailleurs dans le secteur de la construction. Pour en savoir plus.
Les bénéficiaires sont des personnes au chômage inscrites au DYPA avec l'une des caractéristiques suivantes : sortie de prison, victimes de violence, anciens toxicomanes, parents isolés. Cette allocation est soumise à une condition de ressources :
| Plafond de revenus annuels du foyer | |
|---|---|
| Personne seule | 16 000 € |
| Couple | 24 000 € |
| Famille monoparentale | 29 000 € |
Le bénéficiaire ne doit pas percevoir d'allocation chômage. L'allocation est versée en une seule fois pour un montant de 810 € en 2025, majoré de 10 % par personne à charge.
Lien utile
Pour en savoir plus sur les prestations chômage des salariés
Les allocations familiales sont versées aux parents ayant au moins un enfant à charge, sous condition de revenus. Elles sont attribuées pour chaque enfant tous les deux mois et leur montant dépend du nombre d'enfants et de la catégorie de revenu de la famille.
L'organisme en charge du versement est l'OPEKA (Organisme national des prestations sociales et de solidarité sociale).
Texte de référence :
Les allocations familiales sont généralement versées jusqu'aux 18 ans de l'enfant. La limite peut être portée à 24 ans si l'enfant est étudiant ou orphelin. Elles sont versées sans limite d'âge si l'enfant présente une invalidité d'au moins 67 % survenue avant ses 24 ans.
Le bénéficiaire et ses enfants doivent impérativement avoir résidé de façon légale et permanente en Grèce pendant les 5 années précédant la demande (12 ans pour un ressortissant d'un État tiers à l'espace économique européen, hors réfugiés).
Les allocations dépendent du revenu équivalent de la famille, calculé en divisant le revenu annuel total du foyer par un coefficient représentant la composition du foyer :
1 pour le premier membre de la famille,
1/2 pour le deuxième membre,
1/4 pour le troisième et les suivants.
Le revenu équivalent ainsi calculé doit se situer dans 3 tranches de revenus, qui vont déterminer le montant de l'allocation.
| Revenu équivalent annuel | 1er et 2e enfants | 3e enfant et suivants |
|---|---|---|
| Catégorie A : Jusqu'à 6 000 € | 70 € | 140 € |
| Catégorie B : de 6 001 € à 10 000 € | 42 € | 84 € |
| Catégorie C : de 10 001 € à 15 000 € | 28 € | 56 € |
Famille avec 2 parents et 4 enfants, et un revenu annuel de 14 500 € :
Coefficient selon la composition du foyer : 1 + 1/2 + 1/4 + 1/4 + 1/4 + 1/4 = 2,5
Le revenu équivalent de la famille est donc : 14 500 € / 2,5 = 5 800 €
La famille appartient à la catégorie de revenu A et recevra 420 € (70 € X 2 + 140 € X 2) par mois d'allocations familiales.
Famille monoparentale avec 2 enfants, et un revenu annuel de 14 000 € :
Coefficient selon la composition du foyer : 1 + 1/2 + 1/4 = 1,75
Revenu équivalent de la famille : 14 000 € / 1,75 = 8 000 €
La famille appartient à la catégorie de revenu B et recevra 84 € par mois d'allocations.
La demande d'allocation familiale doit être soumise en ligne une fois par an, après l'avis d'imposition de mars, et jusqu'au 15 janvier de l'année suivante. Le droit à l'allocation commence le mois suivant la naissance de l'enfant.
à noter
Il n'y a pas de prestations particulières pour les familles monoparentales mais les parents isolés ont droit à 6 jours de congés payés supplémentaire par an.
Prime de naissance (ΕΠΙΔΟΜΑ ΓΕΝΝΗΣΗΣ) :
Une prime est également versée par l'OPEKA pour la naissance d'un enfant, aux familles dont le revenu équivalent annuel (calculé de la même façon que pour les allocations familiales) est inférieur à 40 000 €. Les bénéficiaires doivent également respecter la même condition de résidence que pour les allocations familiales.
Montant :
Elle est versée en 2 fois :
Demande :
La demande peut être réalisée lors de l'enregistrement de la naissance à l'hôpital, ou en ligne dans les 3 mois qui suivent la naissance.
Texte de référence :
Le revenu minimum garanti est une aide sociale pour les personnes qui résident en Grèce et disposant de faibles ressources. Il combine une aide financière et un accompagnement social et professionnel.
Les bénéficiaires doivent :
Le droit au RMG est déterminé au niveau du foyer1. Le revenu2 du bénéficiaire au cours des six mois précédant la demande ne peut pas dépasser 216 € par mois pour une personne seule et avec une majoration du montant de base :
1. Le ménage est composé de toutes les personnes vivant sous le même toit. Les enfants sont pris en compte jusque l'âge de 25 ans s'ils sont étudiants, même s'ils résident ailleurs dans le cadre de leurs études.
2. Une partie des revenus professionnels (20 %) n'est pas prise en compte dans le calcul des revenus.
3. Le 1er enfant est pris en compte comme un adulte dans le cadre d'une famille monoparentale.
Le montant correspond au plafond de revenus selon la composition du foyer.
Exemple : une famille avec 2 enfants bénéficiera d'une aide de 432 € (216 + 108 + 54 + 54).
Le montant mensuel maximal est de 976 €, quelle que soit la composition du foyer.
Les bénéficiaires ont également droit à la prise en charge totale de leurs frais de santé.
La demande se fait par voie électronique ou via les centres communautaires et services municipaux. Le versement est mensuel pour 6 mois, renouvelable après dépôt d'une nouvelle demande. Le cumul avec un revenu du travail est possible pendant les 6 mois de versement.
La demande se fait par voie électronique, ou par l'intermédiaire des centres communautaires et des services municipaux compétents. La prestation est versée tous les mois par l'OPEKA, pour une durée initiale de 6 mois . Passé ce délai, le bénéficiaire doit déposer une nouvelle demande. Le cumul du RMG avec un revenu du travail est possible pendant le 1er versement de 6 mois.
Cette allocation est versée aux personnes âgées de plus de 67 ans :
Le revenu imposable annuel individuel ne doit pas dépasser 4 320 €, et la valeur du patrimoine immobilier ne peut excéder 90 000 €. Le conjoint du bénéficiaire ne doit pas recevoir une pension supérieure à 409,13 € par mois.
Les prestations d'invalidité, de chômage, et les pensions alimentaires sont exclues de l'assiette de calcul des revenus.
Le montant est variable selon la durée de résidence en Grèce. Pour le versement du montant intégral, il faut justifier d'au moins 35 années de résidence en Grèce. En 2025, ce montant est 409,13 €, réduit de 1/35 pour chaque année manquante.
L'allocation est attribuée et versée par l'OPEKA. Elle est versée mensuellement tant que les conditions requises sont respectées. Les bénéficiaires ont l'obligation de signaler tout changement dans leur situation.
L'OPEKA attribue également des aides financières pour aider les ménages à bas revenus à payer leur loyer. Ces aides ne sont pas imposables, et ne seront pas considérées comme des revenus pour l'attribution des autres prestations sociales.
Elle est versée aux bénéficiaires de l'allocation de solidarité sociale pour personnes âgées et s'élève à 362 € par mois.
Les bénéficiaires doivent :
*Les allocations familiales et les allocations d'invalidité ne sont pas prises en compte dans le calcul des revenus.
Le montant de la prestation est fixé à 70 € par mois pour une personne seule, et majoré de 35 € par mois pour chaque personne supplémentaire*. Ce montant est plafonné à 210 € par mois par foyer.
*Dans le cas d'une famille monoparentale, une majoration de 70 € par mois est accordée pour le premier enfant mineur du ménage.
Le montant perçu n'est pas lié à la localisation de la résidence.
L'allocation est accordée par l'OPEKA pour une durée de 6 mois. A l'expiration de ce délai, le bénéficiaire doit déposer une nouvelle demande pour continuer à percevoir l'allocation.
La demande est soumise par voir électronique, soit par les demandeurs via le site Internet du programme, soit par les centres communautaires et services municipaux compétents du lieu de résidence du demandeur.